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Au gré de mes émotions

Démence temporaire

le 12/02/2009 à 02h09
Texte obligatoire que j'ai dû faire pour être admissible au 24h d'écriture le 6 et 7 mars prochain. Un peu inspiré de L'écume des jours, de Boris Vian... = Incroyable monde, c'est à voir, donc à lire. 


Démence temporaire


  La face de mon monde a changé. Les apparences se sont rentrées dedans de plein fouet, mais elles vont bien, elles se massent simplement la tête pour atténuer la douleur. Dans le haut de mes yeux, le corps du ciel est plein de bleus. Je crois qu’il s’est battu avec le soleil, parce que celui-ci est tout rouge.

 

  D’un coup de main, j’attrape un bouquet de neige et le porte à mon nez. Ah! Quel arôme d’étouffement! Ça me fait penser au parfum de ’97, une bonne année, celle-là… Cette cuvée a un peu plus de dix ans, maintenant, bientôt vin

 

  J’ouvre un peu ma main et la neige s’égoutte par flocon, un à un recueilli par la langue du vent. « Que tu es gourmand! Prend le temps de bien mâcher, sinon tu vas t’étouffer. »

 

  Des bourdons de vie tourbillonnent autour de ma tête et je réussis à en attraper un pour retarder ma mort d’un an. Leur petite fourrure est faite de sucre, mais ce n’est pas ce que j’aime manger. Mon repas préféré est une salade de bonheur à l’eau de mer. J’en connais qui rajoute un peu d’angoisse dedans. Moi, je n’aime pas l’angoisse, car elle a le goût de l’alcool.  

 

  Mes pas marchent sur une rue chaude où les couleurs me bercent. L’air est tacheté de sons qui aime bien me toucher. Doucement, la musique se couche sur les touches de mon piano…

 

  J’aime la magie. Je ne peux vivre sans elle. Elle a une forme ronde et colorée. Elle élargit toutes mes perceptions, les lançant aux extrémités de la Terre. Chaque jour, avec elle, je vis l’extase avec un grand Y. La magie pulse mon vivant et je ne peux rien sans elle.


 

Bunker

le 24/10/2008 à 22h55
Nouvelle faite pour le cours d'explorer.
Alerte au Bunker
Depuis trois mois déjà, il était dans ce bunker sur l’ordre de la GRC. Pour protéger son identité, nous appellerons ce il monsieur D.
Monsieur D. avait la tâche de retracer un agent ennemi ayant infiltré le bunker. À chaque jour, chaque seconde, monsieur D. vivait dans la tension. Sa double identité lui pesait, mais il se réconfortait en pensant que celui qu’il cherchait ressentait la même chose, sinon pire. Depuis trois mois, monsieur D. se faisait passer pour un militaire technicien en informatique. Il avait devait veiller à ce que les supers-ordinateurs (les plus avancés en matière de technologie ; ceux dont les écrans étaient encastrés dans des boîtes métalliques) effectuent correctement leurs tâches. Celles-ci étaient de calculer le nombre d’ennemis tués, de recenser les objets volants non-identifiés et de lancer des missiles à distance. Depuis que le Canada avait signé le pacte de 1947 sur les échanges de renseignements et de transmissions entre le Royaume-Uni et les États-Unis, il était la cible d’espions de divers pays.
Au Canada, nous étions donc en temps de paix… Sans l’être totalement.
Le bunker ressemblait à une énorme forteresse avec ses petites cellules qui servaient de chambres, ses portes d’acier cloutés, ses caméras de surveillance et ses systèmes d’alarme. C’était un véritable défi de se retrouver dans ce labyrinthe, et encore plus de retrouver l’infiltré. Un beau matin, (que monsieur D. ne pouvait pas voir, car l’édifice était sans fenêtre) alors que notre espion hésitait entre un verre d’eau ou un jus d’orange pour accompagner ses œufs brouillés, un militaire vint le chercher. Un super-ordinateur affichait des phrases incompréhensives.
Des messages d'erreurs s'affichaient. Monsieur D. craignit un instant que ce ne soit l'espion ennemi qui bousillait les données, mais il poussa un soupir de soulagement quand il vit que c'étaient seulement des phrases codées. La GRC avait enfin trouvé un moyen de communiquer avec lui.

Monsieur D. savait déjà que sa cible était un Américain traître à sa patrie qui travaillait pour le MGB, un service secret de l'U.R.S.S.
La GRC lui apprenait maintenant que l’homme se faisait passer pour l'un des 500 officiers subalternes blancs du bunker. L'étau se resserrait. Monsieur D. suivait les gestes et les paroles de tous avec attention.
 
La nuit du 26 janvier 1949, alors que monsieur D. se levait pour aller satisfaire un besoin naturel, il entendit un bruit sourd. Il sortit prudemment de sa chambre et rasa les murs. À l’angle d’un couloir, il aperçut la forme inanimé d’un garde de nuit. Monsieur D. s’arrêta, le temps prendre le pouls du garde (qui avait sûrement été endormi à l’aide de chloroforme), puis reprit sa marche prudente vers la salle des supers-ordinateurs. La lumière fantomatique d’un ordinateur ouvert se reflétait sur le plancher du couloir. Monsieur D. s’aperçu que les caméras de sécurité étaient désactivées. Lorsqu’il entra dans la salle, il vit un homme cagoulé qui tentait de larguer des missiles sur une partie de la Colombie-Britannique. Monsieur D. se précipita sur lui, mais l’homme mit en marche les missiles et prit la fuite. Notre héros n’avait pas le choix de le laisser aller et alla taper en vitesse le mot de passe, qui désactiva les armes instantanément. Puis, il se hâta dans le couloir, mais l’espion avait déjà disparu, sûrement en train de faire à semblant de dormir dans sa chambre. Monsieur D. amena le garde à l’infirmerie où un médecin veillait déjà sur un homme fiévreux. Avec frustration, il retourna dans sa chambre, sans pouvoir fermer l’œil de la nuit.
 
 
Le lendemain, la GRC fit parvenir un nouveau message à monsieur D. On avait perdu la trace de l’ennemi dans le bunker et on croyait l’avoir repéré dans une autre institut scientifique, à 2 heures de là. Monsieur D. se réjouit d’avoir fait fuir son adversaire. Il allait pouvoir rentrer chez lui bientôt.
Ce soir là, il dû, malgré tout, travailler très tard sur la réparation d’un ordinateur qui avait surchauffé. Soudain, son cœur bondit dans sa poitrine. Un homme cagoulé venait d’apparaître dans le cadre de la porte. Et il n’était pas seul. La GRC avait été bernée sur toute la ligne : deux espions avaient infiltré le bunker. Monsieur D. apprit que c’était l’un de ses adversaires qui avait envoyé ce faux message de fin de mission. Il se débattit contre ses agresseurs mais fut vite plein de meurtrissures. Ils le laissèrent, mâchoire déboîtée et presque mort, dans un coin de la pièce. Alors que l’un enclenchait de nouveau le mécanisme des missiles, l’autre montait la garde près des corridors. Monsieur D. releva un peu la tête et vit l’ordinateur qu’il venait de réparé. Celui-ci était toujours allumé. Notre espion rassembla ses dernières forces et se traîna près du clavier. Voyant que l’un des malfrats tournait le regard dans sa direction, il joua la comédie et gémit, la tête sur le plancher. Puis, il se redressa et, veillant à être discret, tapa un code sur l’ordinateur. Une alarme se fit entendre et des lumières rouges clignotèrent, réveillant les militaires. Ceux-ci sortirent promptement de leur chambre, coinçant la fuite des espions. Monsieur D. fut vite amener à l’infirmerie où l’on constata que deux de ses côtes, en plus de sa mâchoire, étaient fracturées. Lorsqu’il fut remis de son aventure, monsieur D. fut récompensé pour son excellent travail. Cependant, comme son exploit était connu jusqu’en U.R.S.S., il dû quitter la GRC et changer d’identité, pour plus de sécurité. Monsieur D. allait enfin connaître une vie plus paisible.

Fusion

le 08/10/2008 à 04h24

T’es mon incarnation d’Hélios

La chaleur coule dans ton corps

Bercée par l’amour inondant ton sang

Contre toi, je me presse candidement

 

Je voudrais être proche, tellement plus près

De ce cœur qui m’est si cher

Nous débarrasser de cette enveloppe de chair

Pour jouir d’un enlacement plus vrai

 

Même cette fusion lors de l’amour ne suffit pas

Pour décrire combien j’aimerais être en toi

Combien j’aimerais chuchoter en ton cerveau

Toutes ces douces émotions dont je subis l’assaut

 

Je voudrais m’étendre sur chaque parcelle de ta peau

Sur tes lèvres, cueillir un nouveau repos

 

Je te voudrais à mes côtés même dans l’absence

Chercher en moi et te retrouver

Pour finalement, en ta personne, m’immerger toute entière

Coupable

le 08/10/2008 à 03h43

La lumière crue

Court sur ta tête

Mange la moitié de ton visage

Le reste est ombre

C’est la face cachée de ta lune

 

Ton regard fuit

Attiré sur le métal clignotant

Par chaque mouvement de poignet

Ton dos courbé sur la chaise

Ce n’est pas le poids des années

 

Ils ont peur, tes yeux, ils ont peur

Ils le savent, tes yeux, ils en tremblent

Il ont vu que tu es coupable

Et ceux du juge aussi.

Le retour des mangeurs de Q.I.

le 30/09/2008 à 16h27

Dans cette nudité courbée en deux qui enfante la souffrance, les questions reviennent et s'agglutinent au cerveau. Je croyais connaître les réponses de ces malaises existentiels, mais cette compression de haine à la poitrine me prouve le contraire. La peur aiguise mes entrailles et mon futur ne voit pas assez loin. Je multiplies les erreurs du présent et je crise, je panique.


Je cris, je panique.


Je crise de panique.


Le temps ne me permet pas d'être deux, ou même trois. Les activités se décuplent, mais je reste au singulier.

 


Et pourtant, j'aime. J'aime à m'en détester, à m'en adorer. Et pourtant, je travaille. Sur les lettres, sur moi-même, sur une feuille de papier. Je me donne, moi et mon temps, moi et ma persévérance, moi et ma débrouillardise, moi et mon vocabulaire...


Ça gronde dans ma tête, la noirceur émerge... Je ne voulais pas la réveiller. Je ne voulais pas... Je la combat d'une armée de sourires, mais elle est là, sa présence hypocrite, qui envenime coeur et pensées. Et j'ai le visage froissé par les larmes à venir.


J'ai peur de perdre le contact. Que la noirceur se pointe! Si elle vous touche et vous abîme par ma faute, je la tuerai.

 


Être désactivée de toi, ça serait trop dur...


 ***



J'imagine que y'a des bouts, comme ça, en up and down. J'imagine que c'est toujours comme ça, peu importe qui on est, et que dans le fond, c'est ça, vivre.

Monde en moi

le 24/09/2008 à 02h38

Mon monde est peint en vers

Mon monde est trop petit

Mes tiroirs éclatent en souvenirs

Mon monde est mon enfance



Je m'arrête au seuil de moi

Pour ne pas y plonger

 

Mes mots sont grossiers

Dérisoires et plein de trous

Perdant mes expressions

Sur d'autres visages



Mon monde retenu par un pant de liberté

Et menacé par l'étroitesse d'esprit

Qui empêche mon envol.

Trop freak

le 20/09/2008 à 04h49

Mes baisers goûtaient la colère


Et je n'aimais pas ça


Ma bouche s'est tordue sur le métal


J'ai crié mais y'avait que des bulles qui sortaient


J'savais pas qu'on pouvait voir les larmes à travers l'eau


Enlevez-le de ma chambre


J'attrape l'angoisse, et je cries encore


Je m'entends pas


Les gens sont des fantômes


Je veux la solitude


Mais je ne l'ai pas, pas encore


Pas aujourd'hui


Aujourd'hui, je suis trop, même seule, je suis trop


L'écriture traître m'écrase


Je veux mon lit, il est occupé


Même quand il dort, il m'écoeure


Je le déteste et je saigne et c'est pour ça que ça me tues, là, maintenant


Elle, elle me manque


Je trouve plus le papillon


J'aurai pas ma dose


Cette nuit, mon extasy batifole


Dans des contrées alcooliques



Le papillon est mort,


Je répète, le papillon est mort

Une histoire banale

le 16/09/2008 à 03h06

Elle était dans sa chambre, lisant un livre dans son lit. Par la fenêtre, le vent glissait, se perdait dans les rideaux. Soudain, il apporta avec lui le bruit d’une dispute. Les voix s’agitaient, courroucées. Elle leva le haut de son corps pour apercevoir la scène de sa fenêtre. Deux jeunes gens se trouvaient d’un bord et de l’autre de la rue. C’était une histoire banale, une histoire d’argent et d’alcool. Elle était rassurée ; son copain devait venir la voir ce soir-là, et elle avait craint qu’il fut l’un des deux jeunes. Ceux-ci continuaient de se chamailler et le conflit prenait de l’ampleur. Elle voulait qu’ils cessent de crier, elle voulait qu’ils fassent la paix ou s’en aillent. Qu’ils arrêtent de troubler sa lecture. Alors elle se leva et se dirigea vers la porte d’entrée. Elle ouvrit la porte et s’adressa à eux. Ils ne voulaient pas l’écouter, ils lui disaient de se la fermer et de ne pas s’en mêler. Le copain arrivait en voiture. Il tourna la rue et elle sentit son cœur palpiter d’effroi. L’un des colériques avait sorti une arme à feu et menaçait l’autre. Elle voulait l’avertir, elle ne voulait pas qu’il passe devant chez elle, elle

 


BAM. BAM.

 



Elle avait fermé les yeux. Et ne voulait plus les rouvrir. Plus jamais.

Car elle l’avait entendu. Ce son désagréable d’une voiture qui crisse, perdant le contrôle. Elle l’avait entendu emboutir deux poubelles pour enfin s’arrêter contre le trottoire.

Le jeune à l’arme s’était figé. L’autre également. Elle aussi s’était figée. Tout comme le temps. Et dans cette immobilité, qui ne dura en fait qu’un respire, on voyait l’arme trembler. Elle s’était trompée de cible, elle en était désolé.

 


 ...


Elle était près de la voiture. Elle avait peur, ne voulait pas voir. La première balle s’était fichée dans le pneu arrière. Elle s’approcha. Trouva la deuxième. Sur le visage de son copain, c’était la mer rouge. Mais la balle n’était pas là. C’était le choc de l’accident qui lui avait infligé ces blessures à la tête. Elle l’avait trouvée. La balle était dans l’épaule. Et ça saignait, là aussi. Tremblante, elle ouvrit la portière. Est-ce que ça allait, est-ce que ça allait? Il avait les yeux fermés.

Et même dans l'ambulance, il garda les yeux fermés. Et elle, à ses côté, priait pour qu'il n'ait pas fermés les yeux sur la vie.



***


 

C’était une histoire banale. Une histoire d’argent et d’alcool. Ce genre d'histoire qui a toujours des répercussions sur les innocents.

 


La visite du diable

le 03/09/2008 à 23h24

La pensée est fragile


L’esprit tangue de bas en haut


2+2, c’est facile


Plus dur sont les maux


 

Impossible d’échapper


À la Mer Morte, infertile eau


Qui fait tout couler


Marée de violence au cerveau


 

L’âme noircie au stylo


Le diable est arrivé


La face collée au hublot


De son carrosse dévasté


 

Il voit la guerre et les cadavres au repos


Le sang, la maladie et les corps estropiés


Il se réjouit des cris à la pointe du couteau


Et des vies prises aux nouveau-nés 


 

Aveugle des gestes bons et beaux


Le diable ne voit pas les miraculés


Ni cette main tendue, ni ces gentils mots


Ni, bien sûr, toute cette aide apportée


 

Il prend connaissance de notre chaos


S’en délecte et repart rassasié


Raconter l’histoire, dans ses cachots,


Du monde et de sa futilité


 



Électrochocs, dents arrachés


La violence, il n’en faut


Qu’aux enfants la paix soit montrée


Et que la mort range sa faux.


 

Inhabituel

le 01/08/2008 à 22h48

Pour m'amuser

J'ai composé

Un petit poème


À l'amour bohème



Or, à l'aide de notes

Une à une ajoutées

Il a pris la forme forte

D'un texte chanté

 


C'est avec bonheur

Que j'ai participé

À la création d'une fleur

Parvenue à maturité



Elle n'est pas parfaite

Mais si vous voulez l'écouter

Ne vous gênez pas, et faites

Nous attendons d'être commentés.


 


La chanson se trouve sur www.myspace.com/walkingbluesband


Elle se nomme "Could you be the one", et c'est notre première composition. Des commentaires seraient beaucoup appréciés pour l'évolution de notre musique. Merci!

It's summer time

le 04/07/2008 à 16h37

Play with liberty


Kiss the happiness


You'll see


How the future's bright


A perfect time


A perfect life


No pressure


No lie


Let's move


Let's fly


It's the time


To learn how to live.


 

Décision fatale

le 14/06/2008 à 18h11
 
 
  Les sourires et les pleurs restent coincés derrière

  Le masque rigide d’une joie familière

  Pourtant la peur est là, latente

  Créant une atmosphère légère et pourtant étouffante

 

  Ma tête me provoque

  Mes pensées s’entrechoquent

  À la surface, une idée morose

  Fuir loin de cette eau de rose

 

  Les pieds soudés par pure volonté

  Celle-ci tremble tout autant que mes muscles

Mon regard s’accroche à un rire irisé

Qui reste immuable malgré les coups de pendule  

 

Figée, le cœur battant comme une proie

J’hésite à bouger au moment de la capture

Car l’anxiété et l’effroi

Me servent de paralysantes parures

 

Résister ou rendre les armes?

Je ne sais choisir mon clan, ma cause

Devrais-je me dégager du charme

Ou enfin vivre ce que l’on me propose?

 

Les sentiments se pressent derrière la baffle 

De mon cœur pris de désarroi

Et les étoiles retiennent leur souffle

Dans l’attente de mon choix

Future

le 05/06/2008 à 06h27
Never been so afraid of a thing

This unknown out of sight

Never want it so hard

Even with the fear haunting me

 

Am I going to lose?

Am I going to lose you all?

To lose my way?

To lose my mind?

My head?

 

A new start

Good or bad?

What will happen to me?

All these questions

Fly around me

And I can’t sleep

 

Le temps tombe sur moi comme une roche

Les secondes m’écrasent peu à peu

Ma poitrine étouffe mon coeur

Et pourtant, ce n’est pas l’heure de ma mort

 

J’ai si peur du temps

Qui amène la flétrissure

Des photos et de la joie qu’on peut y voir

Comme s’il n’y avait pas de retour possible

 

Chaque départ

Sonne comme un abandon

Des frissons me glacent

À répétition

 

Comment peut-on

En une seule vie

Tant désirer oublier

Et tant désirer se souvenir?

 

I’m throwing up tears

My heart is missing everything

It’s not the end

But I’m already gone

Miranda

le 29/05/2008 à 23h27
Travail d'école. Texte inspiré de l'image ci-dessus.


***


Elle était si belle… Si belle… Ô Miranda… N’étais-tu pas bien dans mes bras? L’orchestre ne jouait que pour nous! N’était-ce pas magnifique? Ah… Si j’avais su que nous jouions notre scène finale… La lune nous éclairait et ma douce était là, avec son sourire éternel. Elle semblait heureuse, dans sa robe en lambeau, le cou caché par ses longs cheveux semblables à de la ficelle…Tout s’est gâté lorsque j’ai sorti le petit écrin sombre. Nous nous étions assis sur le plancher, reprenant notre souffle, quand j’ai pris la lune à témoin et j’ai ouvert l’écrin. À la vue de la bague d’argent au centre de cristal, elle n’a rien dit. Il n’y avait aucune émotion dans ses yeux, aucun changement dans son sourire. Lorsque j’ai mis ma main sur son épaule, pour la rassurer, elle a du avoir un malaise car elle est tombée sur le côté gauche. Je l’ai soutenue, mais elle ne disait toujours rien. Elle était muette, complètement muette! Son silence m’irritait! J’avais besoin d’une réponse! Ne voulait-elle pas passer le reste de sa vie avec moi?!

Je me fis brutal. Je la pris par la taille, la faisant trembler, tourner et valser malgré elle. Tout à ma rage, je ne vis pas ses yeux me supplier d’arrêter. La colère m’avait fait oublier à quel point Miranda était fragile…

J’entendis soudain un bruit sourd par terre. Son corps était dans mes bras et son sourire jonchait le parquet. Imprégné d’un dernier regret, la tête de ma bien-aimée me fixait. Un cri déchirant m’a fendu la poitrine. Même aujourd’hui, je ne peux oublier…  

Ô Miranda… Elle était si belle… Si belle…

Discutons de l'amour

le 29/05/2008 à 22h17

Atmosphère feutré. Bruissement de l'eau. Ciel bleu. Assis sur une grosse pierre rongée par la mousse, deux garçons regardent l'horizon.


- Dis, qu'est-ce que tu connais à l'amour?


- Hum... Pas grand chose... C'est quand les grands doivent se donner des bisoux, non?


- J'ai entendu dire que quand tu es en amour, t'as des papillons plein l'estomac!


- Hirkk! Pour de vrai? Comment ils font pour aller là??


- Je sais pas... Peut-être que y'a des chenilles qui se faufilent là pendant qu'ils ronflent la nuit, et le matin, ils se transforment en papillons!


- Ça doit être agaçant d'avoir des papillons dans l'estomac.


- Ouais. Il paraît aussi qu'on entend des feux d'artifices quand notre amoureux est là.


- Quoi!? Des feux d'artifices!


- Des feux d'artifices qui rendent joyeux. Et notre coeur, il est sensé battre très fort, comme les feux d'artifices.


- Moi je dis que c'est le coeur qui bat trop fort et que c'est à cause de ça qu'ils croient entendre des feux d'artifices.


- Ouais, t'as sûrement raison.


- Tu sais quoi? Ma mère m'a déjà dit un beauverbe qui...


- Un quoi?


- Un beauverbe. Tu sais, le truc qui contient une... une mélasse d'or... 


- ???


- Attends, je vais t'expliquer. Ma maman m'a déjà dit le beauverbe : "L'amour, ça rend aveugle."


- Ah! Un proverbe! Tête de linotte! C'est un proverbe. Et l'autre mot c'est "métaphore", pas "mélasse d'or"!


- Enfin, peu importe! C'est vrai ce PROVERBE-là parce que mon frère, il y a 6 mois, il arrêtait pas de dire des méchancetés à une fille, mais maintenant, il est amoureux d'elle. Pourtant, c'est la même fille! Il doit plus voir très clair, à cause de l'amour qu'il a dans les yeux.


- Moi, mes parents devraient se racheter de l'amour neuf, parce qu'ils ont commencé à se crier des bêtises.


- Ça, c'est normal. C'est pour "entretenir la flamme"... 


- T'es sûr de ça? Je croyais que c'était les voyages de couples qui "entretenaient la flamme".


- Écoute, c'est tout simple : c'est comme quand tu reçois un câlin après t'être écorché le genou. C'est beaucoup plus rassurant qu'un câlin donné tout bonnement, comme ça. Ils doivent se chicaner un peu, sinon leurs câlins seront moins puissants.


- Je suis pas tellement convaincu. Tu sais, y'en a qui sont hyper heureux sans chicane. Des fois, ils disent qu'ils flottent sur un nuage.


- Et ils voient quoi, de là-haut?


- J'en sais rien. Demande à ton frère.


- ... Tu crois qu'on sera amoureux, un jour?


- Peut-être... Sauf si le rituel du champ est obligatoire.


- Hein? Quel rituel?


- Bah, tu sais bien... Les deux amoureux qui se rejoignent en plein milieu d'un champ de fleurs, puis qui partent main dans la main...


- Ah oui. Je crois pas que ce soit obligatoire.  


- De toute façon, ça doit pas être sympa tous les jours d'être amoureux...


- Comment ça?


- Ben, tu dois toujours ajouter une paille de plus quand tu prends un jus...